Visite Greeters

Aujourd’hui, j’ai envie de visiter La Gacilly sous un autre angle et de m’intéresser un peu plus à son histoire.

L’Office de Tourisme propose des visites plutôt atypiques car elles sont menées par ses habitants, qui sont généralement des personnes retraitées et bénévoles. Bien souvent, ils habitent à La Gacilly depuis longtemps ou depuis toujours  et en sont tombés amoureux. On les appelle les Greeters (Greeter signifie « hôte » ou « comité d’accueil » en anglais).

Rendez-voEdith-Deroisnesus pris, un vendredi de grisaille je rejoins ma Greeter Edith Derroisné, devant l’Office de Tourisme en compagnie d’Anaëlle qui s’est jointe à la visite. Edith est née à La Gacilly, elle y a vécu pendant 7 ans puis est partie voyager avec son père quelques années. Elle est ensuite revenue s’installer avec son mari dans son village natal, en 1978.

Ancienne professeur d’Histoire, Edith nous livre les petites anecdotes du village, tout en faisant le lien entre le passé et le présent. Au départ de la place du Bout du Pont, elle oriente notre regard vers la Grée Saint-Jean qui fut occupée par des hommes préhistoriques  (3500 avant JC). On peut y découvrir des traces de leur passage, notamment le Dolmen des Tablettes de Cournon qui forme une tombe préhistorique, et deux Menhirs (Les Tumulus) dont l’un est au sol sans qu’on ait identifié pourquoi. J’apprends qu’il est possible de les voir en faisant une très belle balade appelée le Circuit du dolmen au départ de l’Eco Hôtel SPA Yves Rocher. Je sais où j’irai me promener ces prochains jours !

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Après l’époque néolithique, nous voilà plongés dans le Moyen-Age. A travers le Pays de La Gacilly on retrouve plusieurs routes romaines dont j’ignorais l’existence, et il s’avère que le peuple n’avait pas le droit de marcher dessus. Alors que les soldats, cavaliers, seigneurs et marchands empruntaient la route, le peuple devait marcher dans les fossés. Une anecdote étonnante !

Avant d’être romaines, La Gacilly et les communes environnantes appartenaient au peuple gaulois des Coriosolites. Notre guide se met à rire tout en nous expliquant que selon des rumeurs, le canton aurait été envahi par des normands et cela expliquerait pourquoi il y a autant de personnes grandes et rousses à Carentoir. Cela nous fait sourire, et je me dis que la suite de la visite avec Edith s’annonce drôle et sympathique !

A présent, direction le port pour un changement d’époque. La Gacilly étant un lieu de fort passage,  un hospice est construit en 1317 pour accueillir les malades qui font une halte pour se faire soigner. Edith a pris le soin d’apporter avec elle quelques vieux clichés pour faire le lien entre le passé et le présent, ce qui rend la visite d’autant plus instructive. On apprend que l’hospice n’existe plus et que le bâtiment qui abrite Le Végétarium était un ancien moulin.

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D’un seul coup, notre guide s’arrête pour saluer une de ses connaissances, l’homme s’approche, se mêle à la conversation et nous raconte à son tour une anecdote à lui. Je suis très surpris lorsqu’il nous explique que le pont sur lequel on se trouve  a déjà été complètement submergé en 1995 et en 2001. Pompier depuis une vingtaine d’année, il a dû aider les habitants à évacuer leurs domiciles à plusieurs reprises lors d’inondations. Une fois, un vétérinaire est venu lui demander de l’aide pour sortir ses canards de l’eau ! « J’ai des choses plus importantes à faire » dit-il en rigolant ! Nous arrivons à nous imaginer la scène car même si cela s’est passé il y a 15 ans, elle s’est déroulée à l’endroit exact où nous sommes.

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Après avoir remonté la rue La Fayette, nous nous arrêtons près d’une venelle, la Venelle des Fours. Edith nous raconte que lorsqu’elle était petite, il y avait un abattoir et le sang coulait le long du petit chemin jusque sur la place en bas. Ce n’était pas l’anecdote la plus agréable !

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Nous continuons notre visite pour un arrêt en face de la  maison d’Yves Rocher. A l’époque son père était teinturier et il vendait ses draps de chez lui, et sa sœur vendait ses chapeaux par la petite fenêtre. C’est aussi ici que tout a commencé,  c’est dans son grenier qu’il a débuté la fabrication et la commercialisation de pommades contre les hémorroïdes !

AprèIMG_9938s avoir remonté la rue Saint Vincent, nous passons par le chemin des écoliers qui longe les jardins des habitations pour aboutir près de l’église. Notre visite se termine et Edith nous invite à emprunter la venelle du Vaugleu puis le sentier des libellules le long de l’Aff pour retrouver le chemin de l’Office du Tourisme. Après l’avoir remercié, nous nous engouffrons dans ce petit chemin de verdure. Sur la route, avec Anaëlle, nous ressassons toutes les anecdotes de la visite, et nous sommes tous les deux d’accords sur le fait que ces paroles d’habitants ont rendu cette visite attrayante et éducative. Edith a su nous plonger dans les différentes époques de La Gacilly !

         IMG_9936En bref, une visite hors des sentiers battus menée par un habitant passionné et une rencontre fort sympathique ! La prochaine fois, pour varier les styles et les histoires, pourquoi ne pas renouveler l’expérience avec un autre Greeter ? Je suis curieux de découvrir d’autres anecdotes du petit village !

Victor

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Véronique Duchemin

Après avoir dégusté une pizza à l’Abricotier, en remontant la rue du Relais Postal, avec Marie nous nous arrêtons à la vitrine d’une boutique que nous avons dans l’idée de voir depuis quelques temps déjà : La Galerie Du Chemin. C’est vrai que sa devanture est particulièrement attrayante.

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A peine rentrés nous sentons des regards sur nous, comme si nous étions observés. En fin de compte ce ne sont que des fillettes en céramique qui se trouvent juste à côté de nous. Elles ont des regards incroyables qui nous transpercent et elles dégagent vraiment quelque chose d’humain.

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Véronique Duchemin arrive à ce moment-là en nous souhaitant la bienvenue, et la discussion commence alors. Notre céramiste a commencé son art à l’âge de 17 ans seulement, n’ayant pas son diplôme elle a décidé de partir faire le tour de la France chez différents potiers, en quête de savoir-faire et d’expériences. Cela fait maintenant 26 ans qu’elle tient sa boutique à La Gacilly et elle remercie énormément Mr Yves Rocher pour cette opportunité qui lui a été offerte. La famille Rocher a fait beaucoup pour elle, et pour les artisans en général, sans eux elle ne serait pas là maintenant.

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Faisant face à une clientèle très exigeante sur la qualité, le renouveau ou la modernité, Véronique s’est remis plusieurs fois en question et cela lui a permis d’évoluer, de perdurer et de répondre aux attentes des clients. Notre céramiste travaille aussi en collectif. C’est-à-dire qu’elle expose divers artisans qu’elle choisit au préalable, ces artisans sont renouvelés tous les deux ans, toujours dans une question de nouveauté. Les œuvres présentes dans sa boutique sont donc installées par artisans, ce qui fait plusieurs univers différents. On trouve des sculptures, des bijoux, de l’utilitaire, du décoratif, du grès, de la faïence, de la porcelaine et du raku : la céramique dans toute sa richesse et sa diversité.

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IMG_2989Ce qui m’a beaucoup plu dans cette boutique c’est la diversité des créations, et c’est bien ce que Véronique recherche. Changeant régulièrement l’agencement de sa boutique, la présentation des œuvres est très importante pour elle.

« Essayer de susciter des émotions à travers ce que l’on a vécu »

Après avoir fait le tour de la boutique nous retombons nez-à-nez avec les fillettes du début. La collection s’appelle en fait, « Les gamines » et Véronique vient à peine de la commencer. En effet, après s’être attaqué depuis des années à la céramique, au raku et au grès, elle se lance maintenant dans la sculpture. Ces petites gamines au regard perturbant viennent de l’univers favori de notre artisane : l’enfantin. Ce qui plait à Véronique dans son métier c’est de pouvoir faire ce qu’elle souhaite, et aujourd’hui c’est faire des sculptures, en particulier ces gamines.

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Ces œuvres sont troublantes, elles dégagent quelque chose de fort, et laissent transparaitre les émotions que l’artiste leur a données. Il y a celles avec un grand sourire, celles un peu étonnées, celles plus mélancoliques … Elles sont le reflet de notre enfance.

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A la fin de notre visite, nous avons la chance d’assister à une démonstration. Véronique façonne alors une tête de petite fille. C’est assez drôle de voir l’évolution du visage qui part d’une boule de terre. Très perfectionniste, elle n’hésite pas à recommencer le nombre de fois qu’il faut pour atteindre l’émotion souhaitée. C’est à notre tour d’essayer, et nous retrouvons nos sensations d’enfant quand nous étions amenés à exprimer maladroitement notre créativité . En effet ce n’est pas si facile que ça en a l’air, mais c’est très amusant !

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Avant de partir, Véronique nous a gentiment dit de repasser à sa boutique pour venir chercher notre visage qu’elle aura cuit.

Victor

Yvon Lecomte

 

En pleine visite au cœur de la Gacilly, en quête de clichés colorés pour animer notre blog, nous passons dans la rue Saint Vincent, emblématique puisque ici est né Yves Rocher ! Nous passons devant la boutique d’Yvon Le Comte, un des artisans les plus anciens de La Gacilly que nous n’avons pas encore rencontré. On se met d’accord pour y entrer et on pousse la petite porte rouge de sa boutique.

Installé depuis 1975, il est aujourd’hui à la retraite mais continue d’exercer son métier par plaisir.

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A l’origine, il est fileur de verre. Ce métier il l’a exercé pendant 37 ans, puis en 2000 il y a mis un terme lors de son départ à la retraite. Il s’est alors découvert une passion pour la terre. Mettre un terme au verre est un grand mot puisque qu’il a eu l’idée d’associer sa connaissance du verre dans la terre pour la création de ses oeuvres.

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En 41 ans à La Gacilly, il a fait des rencontres. Sa passion pour la terre est née de sa découverte de l’atelier de Véronique Duchemin, céramiste à La Gacilly. Mais c’est en autodidacte qu’il s’est formé principalement à la sculpture. C’est grâce à sa notion des formes à travers le verre qu’il a appris très vite. Il nous explique que le verre nécessite beaucoup d’années de métier et de pratique. Il est indispensable de maitriser un bon tour de main tandis que la terre est plus facile à pratiquer, elle est plus stable nous dit-il.

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Ce qui fait l’originalité d’Yvon c’est comme je l’ai dit un peu plus haut, d’allier terre et verre. C’est sa marque de fabrique. D’ailleurs, il en est le précurseur, il a été le premier à créer des œuvres mêlant la terre et le verre. Il nous apprend que le verre donne de la légèreté à la terre et la terre met en valeur le verre.

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C’est tout un art ! Nous sommes impressionnés par ses sculptures et nous constatons qu’il manque quelques pièces sur les présentoirs, elles ont été vendues. Ses pièces sont uniques et empreintes d’une originalité sans faille, nous ne restons pas insensibles face à ses créations associant les deux matières.

 

« Souvent les choses viennent par hasard »

 

Pour lui c’est un heureux hasard s’il s’est retrouvé chez la céramiste Véronique Duchemin. Il a commencé par faire un poisson en terre et les arrêtes en verre. D’ailleurs, le domaine animalier est très présent dans le verre, il a continué dans cette voie et associe aujourd’hui l’humain et l’animal dans certaines de ses créations.

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Il faut savoir qu’Yvon ne prend pas de commande. A la retraite, il travaille selon ses envies, il ne fait jamais rien à contre cœur.

 

 « J’ai eu la chance de venir à La Gacilly, d’y vivre, d’avoir un métier que j’aime. Ce qui est important c’est la qualité de vie. J’ai eu la chance de ne jamais travailler ».

Il n’a pas de démarche particulière et travaille selon son ressenti. Durant notre passage, nous avons l’opportunité de le voir travailler sur une œuvre qu’il prépare dans le cadre du festival photo. Il nous explique qu’il s’inspire de l’Art japonais et des arts martiaux pour créer un personnage en action. Il a prévu de réaliser un sabre en verre pour l’incorporer à sa création. Nous avons déjà hâte de voir le résultat final et nous nous attardons dans la boutique pour contempler ses oeuvres.

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Nous remercions Yvon pour sa générosité et ses explications qui nous ont beaucoup intéressées. Il est un de nos coups de cœur avec ses créations originales ! Victor et moi nous espérons que nous pourrons un jour acheter une de ses créations ! 😉

Marie

Rhénald Lecomte

Cette semaine avec Victor nous nous retrouvons à La Gacilly pour continuer notre périple chez les artisans d’art. Cette fois ci, c’est chez Rhénald Lecomte que nous allons faire un tour. Son nom ne vous dit peut être rien, et pourtant, c’est un fileur de verre reconnu dans son milieu ! Nous vous embarquons avec nous pour une balade au coeur de son univers, rue de l’Aff non loin du bout du pont.

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Rhénald est un artiste sympathique et rieur, très expérimenté dans le verre. Et pour cause, c’est grâce à son père Yvon Lecomte, également artiste à La Gacilly, qu’il a appris les prémices du métier de fileur de verre. C’est à 16 ans, en pleine adolescence (nous étions alors en 1992 ) qu’il a débuté ce métier d’où est née une passion.

 

« C’est comme Obélix, je suis tombé dans la marmite étant petit »

 

Magique, c’est le mot qu’il utilise pour définir son métier. Grâce à lui il peut développer beaucoup de créations possibles et inimaginables.

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C’est ce que nous constatons à peine rentrés dans sa boutique. Diverses créations remplissent l’espace et nous ne savons plus où donner de la tête. Entre les explications du fileur de verre et ce que je vois, mon coeur balance. Je ne peux m’empêcher de l’écouter d’une oreille tout en regardant ses oeuvres. Un carrosse en verre tiré par des chevaux m’éblouie. Une autre représentant une main géante en verre, mélangée à de la terre ne me laisse pas indifférente. Rhénald qui remarque mon attention pour cette création nous explique qu’il l’a présentée au concours du meilleur ouvrier de France.

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Cette sculpture représente la main de Rodin. En somme, c’est dieu qui tient la matière, la terre nourricière et de cette terre sort Adam et Eve. Malheureusement, il a selon ses mots été refoulé à ce concours car il avait incorporé de la terre à cette oeuvre et que cela n’a pas plu au jury, axé exclusivement sur le verre. Il ne s’avoue pas vaincu et se représentera au prochain concours ! Avec Victor nous lui souhaitons de l’emporter haut la main ! (Sans jeu de mots bien sur).

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En plus des concours il nous explique qu’il fait beaucoup de formations, et ce depuis 10 ans maintenant. C’est un réel plaisir pour lui que de transmettre son métier et son savoir-faire. « C’est un coach recherché ! » C’est ce que nous lance Loïc, le stagiaire présent, ce qui ne manque pas de nous faire rire. Essentiellement connu sur internet il reçoit des stagiaires venus de l’autre bout du monde comme du Costa Rica ou encore de Martinique.

Agé de 42 ans, il a des années et des années d’expérience derrière lui, ce qui n’est pas forcément le cas des fileurs de verre du même âge. Un réel plus pour cet artiste !

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Avec un univers contemporain, c’est un mélangeur de techniques ! Entre le verre à la canne mélangé au verre au chalumeau ou encore le mélange terre et verre comme son papa, il ne s’arrête pas. En quête perpétuelle de nouveautés il aime créer des objets où l’on n’a pas l’habitude d’y voir le verre.

 » A partir du moment que l’on fait un métier que l’on maitrise, ce qui est le plus intéressant c’est d’emmener la matière le plus loin possible, de trouver ses limites. »

Rhénald met la même passion et la même énergie quelque soit la pièce, quelle soit grande ou petite, il fait en sorte que son client ait une pièce unique. En parlant de pièces, il nous fait une petite démonstration au chalumeau, nous pouvons ressentir la chaleur et la flamme est assez impressionnante ! Nous réalisons alors la technique et le travail qui faut fournir pour réaliser des œuvres.


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Merci à  Rhénald pour sa bonne humeur et la visite qu’il nous a fait de son atelier. Nous avons hâte de savoir si la prochaine fois sera la bonne et qu’il sera sacré meilleur ouvrier de France. Il le mérite !!!

Marie

Christian Chevalier

Après avoir pris quelques photos de l’Aff sur la passerelle au bout du pont, nous décidons de partir visiter l’atelier Au Gré des Styles sur les conseils d’un gacilien. Tapissier depuis ses 16 ans, Christian Chevalier nous accueille les bras ouverts, heureux de parler de son métier, de sa passion.

« La peinture c’est un arrêt sur image »

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Avant de rentrer dans la boutique nous apercevons de grandes toiles accrochées au mur, et nous pensons directement que ce sont des photos. Une fois rentrés, en nous approchant, nous comprenons à notre plus grand étonnement que ce ne sont pas des photos mais bel et bien des peintures créer par ce talentueux tapissier. La discussion s’engage alors avec notre hôte. Sachant dessiner depuis tout petit il ne prétend pas avoir de mérite. N’étant pas spécialement amateur du troisième art, je reste néanmoins absorbé pas les moindres détails qui n’ont pas été oubliés. Ses tableaux sont époustouflants tant ils sont réalistes, d’ailleurs Christian rêverait d’organiser un jour un Festival de l’hyperréalisme, nous n’avons nul doute qu’il serait l’un des meilleurs.

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Avec un père expert en textile et une mère couturière, il a toujours vécu dans ce milieu. A ses 16 ans, lorsqu’un tapissier cherchait un apprenti,  Christian a saisi l’opportunité et depuis il n’est jamais sorti de ce monde. Après avoir fait le tour de France, grâce à ses études, il a continué de voyager dans d’autres pays, comme l’Allemagne et l’Arabie-Saoudite. Ses voyages lui ont permis d’apprendre beaucoup sur le plan personnel avec les différentes coutumes propres à chaque pays, mais aussi sur le plan professionnel en apprenant plusieurs techniques qu’il utilise maintenant.

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En arpentant la boutique, nous découvrons plusieurs dessins et croquis d’un appartement, (si on pouvait se l’offrir …) réalisés par notre tapissier. Après avoir vu les tableaux de notre artisan, nous ne doutons pas que ces dessins sont les siens. En effet, Christian a commencé des études d’architecture qu’il n’a pas terminées alors qu’il avait un bulletin dont plus d’un élève rêverait d’avoir. Nous avons eu la chance de voir les croquis qu’il a réalisé tout au long de son parcours, et nous sommes restés sans voix lorsque nous avons vu la précision des schémas.

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Les décorations présentes dans l’atelier sont très lumineuses, avec beaucoup de couleurs claires, et cela correspond parfaitement à la façon d’être de Christian qui est très jovial et souriant. On se sent bien ici, l’ambiance est détendue et agréable.

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Au fil de notre discussion, et commençant à connaitre le personnage qui ne tient pas en place, nous comprenons qu’il n’aime pas la routine, que justement dans son métier il n’y a pas de monotonie et que c’est ce qui lui plaît. En plus d’être une pile électrique, accueillant et drôle, nous constatons que notre tapissier passionné exerce dans l’intérêt du client. Conseillant énormément, ce qui est important pour lui c’est que le client ne soit pas déçu et qu’il revienne. Christian est beaucoup dans l’échange, et la convivialité. D’ailleurs nous pouvons en témoigner car nous avons fini notre discussion autour d’un café qu’il nous a gentiment offert.

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En remerciant notre artisan aux multiples facettes, nous quittons l’atelier Au Gré des Styles. Tout en discutant avec Marie je m’arrête brusquement sur le pont et reste planté-là à regarder devant moi, songeur … lorsque je remarque que Christian a déjà peint ce décor !

Victor

Vincent Goubin

 

Aujourd’hui on décide de prendre soin de nous en faisant une sortie dédiée au bien être ! Nous commençons par la boutique Yves Rocher dont le fondateur du même nom est emblématique ici, étant natif du village et ayant grandement contribué à la vie économique de La Gacilly.

Puis nous continuons notre virée vers une boutique dédiée au savon, le chaudron magique, non pas pour préparer des mixtures et autres potions magiques, même si, on vous l’accorde, ça nous aurait beaucoup plu, mais pour aller à la rencontre de Vincent Goubin, le savonnier installé dans la rue Saint Vincent depuis 14 ans.

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En entrant dans la petite boutique, notre odorat ne sait plus où donner du nez. Il y a un mélange d’odeurs de savon très fort. Mais ce n’est pas désagréable, nous apprécions cette explosion de senteurs qui nous pousse à aller à la découverte des produits et de leurs vertues.

 

Vincent nous accueille tout en réalisant des savons au miel. Son savoir-faire suscite notre curiosité et nous pousse à l’interroger sur son métier et les différents produits qu’il propose.

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Le savonnier nous explique que sa formation est quelque peu particulière puisque c’est sa maman qui l’a formé pendant deux ans à ce métier. Il y a près de 30 ans, elle était à la tête de la savonnerie et a été formée par des maitres savonnier d’Yves Rocher à La Gacilly. Vincent a, par la suite, pris la succession de sa mère qui souhaitait vendre la savonnerie, et ce, en 2002. Si aujourd’hui il aime son métier, il nous confie qu’il n’était pas du tout prédestiné à exercer le métier de savonnier. Carriériste dans l’évènementiel, il a quitté son village natal pendant dix ans pour organiser des salons à Paris. Ce qui lui a fait reprendre le chemin de La Gacilly et travailler entouré de savons, ce sont ses enfants. Il souhaitait les élever dans un joli cadre de vie loin du rythme de la vie parisienne.

En plus des odeurs, ce qui caractérise la boutique de Vincent, c’est la couleur. Il y a une multitude de savons aux couleurs et parfums différents ce qui nous pousse à aller coller notre nez dessus. (Enfin presque, on vous rassure). Pour ma part j’aurais bien tout acheté !

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En parlant de nez, le savonnier nous explique que l’odeur très forte de la boutique, lui ne la sent plus. C’est assez dingue sachant que nous on ne sent que ça ! Vincent nous explique que le cerveau pour ne pas saturer arrête d’enregistrer les odeurs qu’il y a autour de lui. Heureusement pour lui mais également pour le poissonnier aussi nous dit-il en rigolant.

Tous les ans il innove et tente de créer de nouvelles odeurs mais aussi de nouvelles huiles. Chacune a des vertus bien particulières pour la peau et il essaye de trouver « pour des maux de peau le savon qui va bien ». C’est cette caractéristique de son métier qui lui plait. Il essaye de mélanger des huiles essentielles à ses savons, mais il nous prévient qu’il faut les utiliser avec beaucoup de précautions.

 

« On est pas un apprenti sorcier. »

 

Autant les huiles essentielles peuvent être vraiment bonnes, autant, comme les champignons, ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est bon, nous dit-il. Vincent doit respecter les doses au centilitre près.

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Il produit de nombreux savons qu’il fabrique et des sels de bains qu’il achète à Guérande, qu’il colore et parfume par la suite. Pour répondre à la demande de sa clientèle il travaille avec de petits producteurs, qui complètent les étagères de sa boutique. On peut observer des produits au lait d’ânesse, du savon de Marseille mais aussi du savon d’Alep et autres produits issus soit du commerce équitable soit de petites structures.

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Ce que l’on ressent lorsque l’on écoute Vincent, c’est qu’il connait très bien son métier et les produits qu’il propose. De très bon conseil, il a su donner réponse à nos questions. Nous le remercions pour son accueil et sa gentillesse qui nous ont permis d’en savoir un peu plus sur le métier de savonnier. Avec Victor, ça nous a donné envie de craquer pour quelques savons aux odeurs parfumées ! En repartant, nous constatons que l’odeur des savons s’est imprégnée sur nos vêtements ; nous avons l’impression d’embaumer toute la rue Saint Vincent ! (lol)

 

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Chamil Kassimov

En se promenant dans la rue La Fayette avec Marie, nous tombons sur l’atelier Filigrane. Curieux de savoir à quoi fait référence le nom de cet atelier, nous rentrons dans la petite boutique pour en savoir plus.

Une fois le pas de la porte passé, la discussion s’entame directement avec notre hôte du fait de la petite superficie de la boutique. Chamil Kassimov est bijoutier à La Gacillly depuis presque 15 ans maintenant.

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« C’est la vie qui m’a poussé ici »

Polyvalent grâce à une formation suivie en Russie, son pays natal, dans une école d’Art, il possède énormément de bases dans plusieurs domaines artistiques. Aimant les pierres et le métal d’argent, Chamil s’est ensuite spécialisé en orfèvrerie.

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Nous comprenons pourquoi il aime tant travailler les pierres lorsqu’il met entre nos mains une serpentine russe. Cette dernière est lisse au touché et les petites taches que l’on aperçoit dessus la rendent magnifique.

N’ayant pas de domaine de prédilection, le thème de ses bijoux suit les saisons et les tendances. Faire ce qu’il veut, se laisser aller et avoir l’esprit libre : voilà ce que notre artisan d’art préfère dans son métier.

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Pour nous éclairer quant au différentes étapes de la conception d’un bijou, Chamil nous fait une démonstration en nous montrant quelques outils utilisés. Du dessin jusqu’à la pose de la pierre (quand il y en a une), il réalise toute les étapes de A à Z. Je suis très étonné lorsqu’il s’empare de sa scie à métaux, je ne m’attendais pas à ce qu’il prenne un instrument comme celui-là pour faire de si petits détails.

Toujours intrigués par le terme Filigrane que nous avions aperçu sur la devanture, notre bijoutier russe nous explique alors que c’est une technique rare et très complexe qui consiste à concevoir un bijou avec des fils d’argents. Tous les bijoux de la boutique sont superbes, mais ceux réalisés avec cette méthode le sont tout particulièrement.

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Apparemment Marie est d’accord avec moi et j’ai bien l’impression qu’elle a trouvé son bonheur !

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Victor

Jean-Claude Mahé

En retard aujourd’hui, je me dépêche, nous avons rendez vous avec Victor chez l’artisan Jean-Claude Mahé, rue Saint Vincent ! Jean-Claude travaille le métal et crée toutes sortes de formes à visée décorative, certaines pour le moins originales. Sa boutique appelée « Le monde des girouettes » nous intrigue ! Nous y entrons avec Victor curieux de découvrir ses créations. Quand on rentre, il n’y a personne, seulement une sonnette au milieu de la table, cela nous amuse et nous regardons autour de nous en attendant que le maitre des lieux arrive.

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Il est là ! Grand et fort sympathique. Comme l’indique le nom de sa boutique, Jean-Claude fabrique des girouettes pour les toitures mais pas que. Il crée aussi beaucoup de formes axées notamment sur les animaux, mais l’on retrouve également des présentoirs à bijoux, des luminaires en forme de voitures et des bigoudènes !

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Cela fait 34 ans que Jean-Claude est installé à La Gacilly. C’est avec humour qu’il nous dit qu’il se considère comme le plus ancien artisan de La Gacilly. A t-il raison ou a t-il tort ? Techniquement il est le plus ancien. Mais il ne faut pas oublier que Yvon Lecomte le sculpteur de terre et verre et Jean-Pierre Cherel, le tourneur sur bois, sont toujours présent et actifs malgré leur statut de retraité !

Au fil du temps la boutique de Jean-Claude a évoluée. Un petit retour dans le temps et hop, nous tentons d’imaginer à quoi elle ressemblait il y a quelques années. Jean-Claude, avant de fabriquer des girouettes et autres objets décoratifs, travaillait les matériaux en plastiques tel que le PVC. Il nous explique qu’il fabriquait des collections pour les chambres d’enfants. Ses objets phares étaient notamment des mobiles articulés, des lampes, mais aussi des boites à musiques, des portes-manteaux le tout dans des tons pastels. Nous avouons que nous avons du mal à imaginer sa boutique lorsque qu’elle était destinée aux enfants, aujourd’hui cela n’a plus rien à voir !

Et oui, à l’heure actuelle il travail donc le métal découpé. Il nous explique qu’il dessine tous ses modèles mis à part les bigoudènes. Car les bigoudènes sont mis en scène par le dessinateur et scénariste de bande dessinée Franck Margerin avec qui il travaille en collaboration. D’ailleurs cette bigoudène ne doit pas vous être inconnue !

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Il nous confie qu’il a appris lui même à dessiner, il n’a jamais eu d’approche artistique. Cela nous étonne lorsque l’on observe ses créations très travaillées et détaillées pour sa collection de luminaires en forme de voitures. Des voitures, il en a 8 ou 9 modèles. On imagine le travail !!

 

 

« La création est toujours agréable, c’est une démarche intéressante. »

 

 

Jean-Claude adore faire des gabarits, créer de nouveaux produits. La production à grande échelle ne l’intéresse pas. Il nous explique que ses œuvres ne sont pas toutes hyper élaborées mais il y a du travail, il lui faut de la technique et être précis ! On n’en doute pas une seconde !

D’ailleurs, il nous embarque dans son atelier juxtaposé ! Il nous fait de petites démonstrations et c’est ainsi que nous mesurons le travail que nécessite la création d’une pièce. Entre la découpe, le ponçage, la soudure et la peinture, beaucoup d’étapes sont nécessaires. En exclusivité on vous laisse découvrir quelques photos de notre passage dans cet atelier !

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Un grand merci à Jean-Claude Mahé d’avoir pris le temps de nous expliquer son métier, de nous avoir fait découvrir son atelier et de nous avoir fait des démonstrations quelque peu décoiffantes 😀 ! Nous repasserons dans sa boutique pour découvrir ses nouvelles créations !

Marie

Elizabeth Pellegrini

Après une petite pause café à la terrasse de La Marelle, petit bar sympathique que nous vous conseillons, nous continuons notre balade rue Saint Vincent. C’est en suivant les pas d’un chat que nous rentrons dans la boutique d’Elizabeth.

Elizabeth Pellegrini est une artiste plasticienne et experte en émail. Elle nous accueille dans sa petite boutique avec beaucoup de douceur, ravie de nous faire partager son expérience et son savoir-faire.

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Elizabeth a un véritable parcours d’artiste. Elle a suivi un cursus universitaire à l’école des Arts décoratifs de Limoges et s’est installée il y a tout juste un an dans la cité d’art de La Gacilly. En plus de sa formation initiale, elle s’est formée avec des artistes du Japon et de l’Italie. Travaillant à son compte en temps que créatrice pendant 10 ans, elle est devenue enseignante pour un public de jeunes, d’adultes mais aussi avec des personnes en situation de handicap.

Persévérante et déterminée, elle a acquis ses nombreuses connaissances chez les meilleurs ouvriers de France en sonnant directement à leur porte. Avoir beaucoup de volonté est très important, car en tant qu’artisan il est difficile de gagner sa vie. Pour elle, il ne faut pas hésiter à aller frapper aux portes, demander, enquiquiner, se donner les moyens et ne rien attendre en retour.

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Aujourd’hui, son travail consiste principalement à créer, elle propose aussi des stages dans plusieurs domaines comme l’émaillage et la décoration sur porcelaine qui sont ses spécialités. Elizabeth a une réelle volonté de partager, elle souhaite transmettre son savoir-faire.

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La créatrice nous confie qu’elle est représentante pour la France au comité créatif international. Elle expose ses créations et la prochaine en date est à Barcelone, c’est donc à une artiste exposant à l’international que nous avons affaire.

Quand on lui demande si elle a une préférence dans son domaine, elle nous répond sans hésitation que c’est l’émail, qui pour elle est beaucoup plus créatif. Elle crée tout de A à Z, du dessin au montage d’une création. Elle travaille exclusivement à la main et possède toutes les machines nécessaires à la bonne conception d’une création. La pose de l’émail lui demande beaucoup de précision, ce que nous pouvons constater quand elle se lance, pour notre plus grand plaisir, dans une nouvelle démonstration. L’outil en fer qu’elle utilise pour poser l’émail et gratter le cuivre produit comme un son de craie sur un tableau qui peut être désagréable pour certain, mais ne dérange finalement pas notre émailleuse.

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Perfectionniste, rêveuse, elle affectionne particulièrement réaliser des oeuvres dans l’univers onirique, romantique et enfantin. Très tournée vers la féminité elle a créé une gamme de bijoux pour les femmes. Marie n’est pas resté insensible à leur charme ..

 

 

« Je mourrais dans mon atelier »

Notre artiste réalise aujourd’hui le rêve de ses 20 ans : avoir son propre atelier. C’est son havre de paix, elle est dans son domaine, elle fait ses expériences. Pour son dernier petit fils, elle est en train de créer un petit marin en cuivre pour l’incorporer dans un tableau. Nous aurions bien aimé en avoir un comme ça quand nous étions petits nous aussi. Quelle surprise de constater que les couleurs de ce petit marin ont complétement changer à la cuisson : c’est la magie de l’émail !

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Nous prenons congé en remerciant vivement Elizabeth pour le temps qu’elle nous a accordé et de nous avoir fait partager sa passion. En passant le pas de la porte, c’est le chat, notre petit compagnon d’un instant, qui nous suit dehors.

 

M&V

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Patrice Avoine

Aujourd’hui nous rencontrons Patrice Avoine dans son atelier qui est situé tout au bout de la rue Saint Vincent. Sculpteur sur bois à La Gacilly depuis 23 ans maintenant, on peut lire sur son visage la passion qu’il porte à son métier quand il nous en parle. Lorsque nous sommes entrés dans l’atelier j’ai tout de suite senti la chaleur du feu de cheminée, et je m’y suis précipité pour me réchauffer !

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Au tout début de notre visite, il nous montre un lutteur japonais, un sumo, qu’il conçoit pour le Festival Photo. La texture est tellement lisse qu’elle donne envie de la toucher. Le réalisme des traits et l’expression du visage sont vraiment troublants ! Lorsque mon regard a croisé le sien, j’ai eu envie de baisser les yeux tant il est impressionnant.

 

« Beaucoup de hasard dans ma vie »

 

En poursuivant notre visite de l’atelier, Patrice nous explique qu’il a suivi une formation de sculpteur ornemaniste, (sculpture des styles français ancien). Par la suite, accepté à l’école Boulle, école supérieure des arts appliqués, il décide de ne pas suivre cette voix et choisit de rentrer dans la vie active. C’est le hasard qui a amené ses pas à La Gacilly, par le biais d’une de ses connaissances qui lui a présenté un sculpteur avec lequel Patrice a commencé son activité. Il n’est plus jamais parti de ce petit village…

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Pour commencer ses œuvres il doit dégrossir le bois, et pour ce faire il utilise une tronçonneuse. Ce qui demande beaucoup de dextérité car la pensée et le geste se font en même temps, il faut donc avoir un coup d’avance. Cela m’a étonné car je ne voyais la tronçonneuse que comme un outil pour couper. Ensuite, pour les finitions il utilise des ciseaux à bois. Rigueur et précision sont donc les deux mots d’ordre de son art.

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Lorsque nous essayons de comprendre quel est le secret de sa réussite, il nous répond qu’il n’y en a pas vraiment, que les pièces qui se vendent bien ne sont pas forcément les plus réussies. Il ne cherche pas à comprendre, encore une fois ici : c’est du hasard !

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Plusieurs de ces pièces, inspirées de ses voyages, vous transportent en Afrique, son continent de prédilection. L’œuvre présente au milieu de la boutique est celle qui attire le plus notre curiosité. Les lumières qui y sont projetées la rende encore plus lumineuse, brillante et magistrale. Nous nous approchons presque instinctivement pour pouvoir l’admirer de plus près. Le bois est incroyablement lisse, l’envie de la toucher est très forte. Autre chose nous interpelle, ce sont les marques que l’on trouve un peu partout sur l’œuvre : de la loupe de noyer. Cela attire énormément l’œil et c’est ce qui rend la sculpture encore plus belle.

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Après avoir visité les 4 ateliers de Patrice, il nous montre un bar extérieur tout en bois, sur le quel il est en train de travailler pour son plaisir personnel. Nous sommes invités à l’étrenner dès qu’il sera terminé. A notre prochain passage sur La Gacilly, nous n’y manquerons pas.

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Victor